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Les Fleurs du mal

La Mort qui Danse, Félicien Rops (1878)

L'édition de 1861 des Fleurs du mal est la seconde et la dernière édition publiée du vivant de l'auteur. Même si la structure de l'oeuvre est toujours axée autour des 5 parties de l'édition de 1857 (Spleen et Idéal, Fleurs du Mal, Révolte, Le Vin, La Mort), Baudelaire ajoute ici 32 poèmes et procède à toutes sortes de corrections et de réagencements. Ainsi, dès le fameux Au Lecteur : « Dans nos cerveaux malsains, comme un million d'helminthes, / Grouille, chante et ripaille un peuple de Démon » devient « Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons »
.
De la même façon, après la Bénédiction n'est plus Le Soleil qui « s'introduit en roi[...] dans tous les palais » mais immédiatement L'Albatros qui, malmené et avec « ses ailes de géant », ne peut pas marcher. Le recueil ne se termine plus par La mort des artistes mais par Le Voyage, terminant le recueil sur ce vers « Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau ! ».
Mais ces modifications semblent ignorer les ponctions du Cerbère Justice ou tout au moins ne pas y pallier. Ainsi, dans la partie Fleurs du mal rien ne vient remplacer Femmes Damnées ou Lesbos, poème pourtant central dans le recueil, au point que Baudelaire avait songé à intituler le recueil entier de cette façon avant la première publication.
Plus que l'oeuvre elle-même, le cheminement entre les éditions nous dévoile un peu plus du poète maudit et permet de mieux le comprendre.

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Les Fleurs du mal, première édition (1857)

 
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Sommaire de l'oeuvre
SPLEEN ET IDÉAL
TABLEAUX PARISIENS
LE VIN
FLEURS DU MAL
REVOLTE
LA MORT
 
Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! -- Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- Mais j'ai voulu prouver que tout est encore pour le mieux dans le plus mauvais des mondes possibles. -- Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale. -- Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. -- L'art qui satisfait le besoin le plus impérieux sera toujours le plus honoré. -- Il y a, dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. -- Je sens vibrer en moi toutes les passions d'un vaisseau qui souffre -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu."