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Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle

Odalisque (détail), Ingres (1839)

Le Bazar Bonne-Nouvelle, situé sur le boulevard du même nom, accueillait des expositions – commerciales ou artistiques. Le 11 janvier 1846, et jusqu’en avril, s’ouvre en ce lieu une exposition de soixante et onze tableaux, refusés au Salon ; parmi les artistes présentés, Ingres et David font l’événement aux côtés de Guérin, Girodet ou Prud’hon.
Cette critique fait suite à la publication du Salon de 1845, pour lequel Baudelaire avait démontré son talent de critique d’art. Le Musée classique du bazar Bonne-Nouvelle est encore une fois l’occasion de découvrir la pertinence de ses descriptions sur la composition, le dessin et la couleur – agrémentées de précisions journalistiques sur l’époque et ses querelles artistiques.

 
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J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. -- Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. -- Donnez moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût. -- Toute phrase doit être en soi un monument bien coordonné, l'ensemble de tous ces monuments formant la ville qui est le Livre. -- Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! -- Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur. -- On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. -- Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. -- Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde.Le Salon de 1845
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"Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde." 
 
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