Litteratura.com
Recherche    
Charles Baudelaire livresrechercheforumsressourcesgaleriecontactchroniques

Vie de Charles Baudelaire
Correspondance
Biographie
Personnages

Oeuvre de Charles Baudelaire







un certain regard
Articles
Axes d'études
Contemporains
oeuvre
Critiques  -  à voir aussi : Essai Journal Nouvelles Prose Vers 

Richard Wagner et Tannhäuser à Paris

Richard Wagner, Nadar (1853)

Ce n’est ni en jeune homme, ni en dandy que Baudelaire s’attela à la tâche difficile qu’était la défense du Tannhäuser de Wagner. Nous sommes en 1861. La seconde édition des Fleurs du Mal vient de paraître. La seule critique musicale de Baudelaire – brillante, méditée et même intimiste – est donc consacrée à Richard Wagner, dont la force créative est comme l’écho des pensées et de l’imaginaire de Charles Baudelaire dans son recueil de poésie.
Le 13 mars 1861, le Tannhäuser est représenté pour la première fois à l’Opéra de Paris. Les longues répétitions et le lourd investissement de Wagner pour faire accepter son œuvre ne suffisent pas à convaincre le public français, qui siffle et crie au scandale. Tannhäuser est retiré de l’affiche après seulement trois représentations. C’est en tant qu’ami, admirateur et surtout en défenseur convaincu que Baudelaire impose sa critique. La dernière partie de ce texte, Encore quelques mots, apparaît en supplément lors de publications postérieures, comme pour venger l’affront fait au grand compositeur.
Les critiques d’art de Baudelaire sont connues et nombreuses, et on s’étonne presque de cette critique musicale, unique en son genre; on méconnaît presque l’intérêt de Baudelaire pour la musique. Il avoue lui-même à Wagner, dans une lettre passionnée qu’il lui écrit le 17 février 1860, qu’il « ne sait pas la musique ». Son éducation musicale s’est en fait bornée (de son propre aveu) à l’écoute de quelques morceaux de Weber ou de Beethoven. On conçoit cependant l’importance de la musicalité de certains poèmes, tels que L’invitation au Voyage ou Le jet d’eau. Baudelaire, dans ces critiques d’art, fait également parfois référence à la musique pour comparaison.
Mais ces éléments ne suffisent pas à expliquer la pleine passion que Baudelaire éprouve quand il découvre la musique de Wagner. Il écrit : « Il me semblait que cette musique était la mienne. » La force des élans lyriques de cette musique s’inscrit comme un miroir de sa propre vie, de ses propres passions – et enfin de tout l’univers baudelairien, tel qu’il était récemment apparu dans la seconde édition des Fleurs du Mal. Ainsi, dans ce texte, Baudelaire évoque les correspondances, compare les rêveries musicales à celles introduites par l’usage de l’opium, y projette ses passions. Sans doute Baudelaire reconnaît dans le refus de Tannhäuser sa difficile condition de poète. Et Wagner lui-même se déclare « enivré » par la critique du poète.

Pages liées

Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)

 
retour au choix de l'oeuvre 
<< Voir les pages liées à ce texte 
Télécharger cette oeuvre

Sommaire de l'oeuvre
 
Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables. -- Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Il y a, dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. -- Il y a, dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. -- Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ! -- J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
Les Drames et les romans honnêtes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fusées
Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Misérables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits poèmes en prose,poésie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris e-coursier, envoi de fichiers volumineux
 
 
"Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde." 
 
Ajoutez cette page à vos favoris.            Recommander cette page à vos amis.            Inscrivez-vous à la lettre de diffusion.            Pourquoi pas de la littérature sur la toile ?...